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Comment je fis la connaissance de Kimi

Ilse Bindseil/Michèle Lingfeld

Auf der Suche nach einem native speaker, der mir einen mühselig auf Französisch zusammengebastelten Vortrag über Feminismus korrigiert und mir kurzfristig die nötige Gewandtheit in der Umgangssprache antrainiert, gerate ich an Kimi.

Erfahren im Umgang mit gymnasialen Probehalbjahrsproblemen und Abiturklausurkorrekturproblemen, steht sie meinem Ansinnen zunächst reserviert gegenüber, ja hält mich in geradezu unverantwortlicher Weise hin.

Sie will mich einfach nicht haben, sage ich verzweifelt zu der Schulkollegin, die mir den Tip gegeben hat. Dabei kennt sie mich doch gar nicht!

Als Kimi endlich nachgibt, ist der Vortragstermin bereits so nahe gerückt, daß meiner gewohnten Sprechhemmung, wenn’s ums Französische geht, sich eine latente Panik assoziiert. Übersprunghaft entsteht eine Atmosphäre hitziger Intimität zwischen der vor Reserviertheit fröstelnden Französin und mir: so als erstreckten die Vertragsbedingungen unserer Zusammenarbeit sich nicht nur darauf, im wohldefinierten Rahmen von 25 DM Stundenlohn ein als exercices de conversation hinreichend umschriebenes Programm durchzuziehen, sondern um jeden Preis – und wie immer beiläufig auf Französisch! – die Wahrheit zu sagen.

Aufatmend in Paris, als das Spektakel mit dem vorhersehbaren Desaster geendet hat – Deine deutschen Sätze, Ilse, sagt ein Freund bekümmert, die sind einfach nichts für die Franzosen; aber meine Französin hat gesagt, daß sie alles kapiert, sage ich empört –, hinterher also stelle ich fest, daß mich Kimi, und beiläufig das Französische, immer noch interessieren. Was ist mit der Wahrheit, die mir sozusagen nur in der Fremdsprache bekannt ist, und was mit der Frau, die mir ihre Wörter, ihre Explikationsform und darüber hinaus mit ihrer kühlen Theatralik, ihrer kühlen Besessenheit quasi das Ausdrucksmedium und Modell einer Selbstanalyse, eines gerechtfertigten Egoismus zur Verfügung gestellt hat und mit der ich in meinen Träumen beliebig die Rollen vertausche?

In die hitzige Wahrheitsfindung schleicht eine dokumentarische Absicht sich ein. Wir wollen uns die merkwürdige Beziehung zunutze machen, die mehr an eine Folie à deux als an eine normale Freundschaft erinnert, und dem Wahnsinn einen methodischen Anstrich geben, ein vernünftiges Ziel. Eine immer noch närrische – im spätmittelalterlichen Sinn! – Produzentengemeinschaft entsteht: was Kimi erzählt, das will ich aufschreiben. Zwar kann ich immer noch kein Französisch – aber, ach was, sage ich trotzig, wenn man schreibt, muß man mit dem auskommen, was einem zu Gebote steht; Unica Zürn hat sich auch nicht darum geschert, ob sie Französisch konnte oder nicht, als ihr einfiel, auf Französisch zu schreiben. Erst sehr viel später dämmert mir, was es für mich mit dem Französischen auf sich hat und warum mir ausgerechnet in dem Zusammenhang Unica Zürn eingefallen ist. Ich habe gerade ihre letzten, vom Wahnsinn zerstörten – nein, nicht verwirrten, sondern zerstörten, ausgedörrten! – Aufzeichnungen gelesen, und wie bei allen wichtigen Dingen muß sie meinem Verständnis auf die Beine helfen.

Es ist nämlich so, sage ich mir, was für Unica Zürn der Wahnsinn, und zwar der Wahnsinn nicht im besseren, im “L’homme-Jasmin-Sinn”, sondern im fatalen Sinn der letzten Aufzeichnungen ist, das ist für mich in diesem Augenblick oder in diesem Fall das Französische: eine möglicherweise notwendige, in aller Notwendigkeit freilich höchst innere, abstrakte und unsichtbare Voraussetzung für Produktion, aber jedenfalls ein teurer Spaß, was den formalen Preis, den Formpreis, für diesen angeblich ihm zu verdankenden Blick über den Lattenzaun der landläufigen Rationalisierungen betrifft, ein falscher Fuffziger sowohl in punkto Klarheit als auch in punkto Vielfältigkeit, ebensowohl was die eherne Monomanie der Wiederholungen wie was den Beziehungswahn des Mitgemeinten angeht, kurz, ein einfaches Handicap, ein schräges Plausibilisierungsinstrument, ein ganz ganz übler Partner im Geschäft.

Und das Schlimmste ist, sagte ich laut, man merkt es meistens nicht!

***

J’allais la voir pour la consulter à propos d’une conférence que je devais faire à Paris – une table ronde qui était ce que je haïssais le plus au monde et qui me posait de sérieux problèmes de langue. Je voulais lui demander de corriger le texte que j’avais préparé pour cette conférence et de faire un peu de conversation en français avec moi; car c’était surtout ce qui me manquait.

Je ne la connaissais pas et j’avais une peur tout à fait exagérée de faire sa connaissance et de devoir parler dans une langue étrangère – et avec une Française! – moi, pour qui les mots étaient le seul instrument dont je disposais souverainement. En effet, à la pensée même qu’il fallait y renoncer, je me sentais handicapée, privée d’avance non seulement de cet instrument que je m’étais pour ainsi dire apprivoisé, mais encore de toute spontanéité et de tous les gestes qui auraient pu se mettre à la place des mots et les substituer.

Quelques heures après l’avoir quittée, j’étais tellement excitée que je continuais de penser et même – sur le chemin de retour à bicyclette – de parler en français – non pas, certes, parce que j’en aurais déjà pris l’habitude, mais parce que je ne pouvais pas autrement et que je n’arrivais pas à me séparer de l’atmosphère étrange de cet après-midi que j’avais passé en sa présence, ou simplement parce que je ne supportais pas d’envisager clairement et “en allemand” tout ce dont on s’était entretenu; car face à l’insurmontable obstacle que représentait pour moi la langue étrangère, j’avais oublié tout obstacle psychique qui aurait pu m’empêcher de me confier entièrement à cette femme que je ne connaissais que depuis un quart d’heure. Je lui avais vraiment parlé comme si elle avait été ma meilleure amie ou comme si elle avait été un confesseur à qui je pouvais parler dans l’anonymat parfait d’un confessionnal.

Je n’avais pas hésité de lui faire des confidences que je n’aurais jamais faites à ma meilleure amie et, à vrai dire, c’était elle – qui avait été d’abord si réservée, craignant, elle aussi, de faire une nouvelle connaissance, à tel point qu’elle me fit grelotter – qui m’y avait en quelque sorte incitée ou bien séduite. Signalant, par toute son attitude, qu’elle n’admettrait pas que des complications imprévues ne vinssent perturber sa vie, elle avait pourtant parlé franchement de ses problèmes familiaux et psychiques et m’avait ainsi encouragée à parler de mes propres problèmes et à rendre, en l’expliquant, ma situation familiale plus claire et plus évidente qu’elle ne l’était peut-être en réalité. Bientôt nous nous étions aperçues de ce qu’une même crise nous tourmentait et, en discutant la question de savoir si c’est plutôt la Française ou l’Allemande qui montre une attitude et un comportement durs et froids empêchant toute intimité, on s’efforçait, toutes les deux, d’éclaircir ensemble la nature de cette crise et d’en tirer une conséquence ou bien une perspective. C’était – dans le cadre d’un projet commun – comme une compétition secrète pour établir laquelle de nous pourrait s’épancher le plus sans perdre d’ailleurs son équilibre ou ce qui, en allemand aussi, s’appelle la “façon”. Quant à moi, j’étais sûre que – dans l’aliénation parfaite due à la langue étrangère – je ne pouvais pas perdre un équilibre que je ne possédais déjà plus; et quant à elle, je croyais savoir ou bien voir qu’elle ne pouvait pas – à cause d’un équilibre inné ou “national” – perdre ce qui pour elle n’était pas une forme extérieure, mais bien son naturel.

Je me rendis à Paris où je n’avais pas été depuis mon baccalauréat, et je trouvai qu’une “table ronde” composée arbitrairement était, en effet, ce qu’il y avait de plus haïssable au monde. Débarrassée de ce devoir, le soir même de mon arrivée, je me plongeai dans ce qui pour moi était Paris. Je courais les rues arabes près de la Gare de l’Est où je logeais, et je parcourais tout Paris quand la nuit était tombée et que les voitures aussi bien que les touristes étaient de moins en moins nombreux. J’allai voir un ami allemand et je fis la connaissance de ses amis français; avec lui, j’allai voir ce film fameux de Marcel Ophüls “Le chagrin et la pitié”. J’étais ainsi parvenue à presque oublier la première soirée à Paris qui m’avait été tellement désagréable, quand la dernière nuit me la rappela.

Au cours de cette nuit, tout ce qui me tourmentait soit à Paris, soit à Berlin vint se confondre. La simple cause de ces agitations – hors le fait que c’était la nuit avant mon retour et que cela suffisait déjà pour ne pas dormir – était la tempête qui, cette nuit-là, inquiétait les habitants de Paris, allant jusqu’à enlever les toits des maisons, et qui agitait les toiles en plastique cachant la façade de la maison où j’habitais et où il y avait des travaux de rénovation. Comme les fenêtres de mon appartement ne fermaient pas bien, j’entendis ce bruit étrange qui troublait mon sommeil, de sorte que mes rêves en étaient vifs et intéressants et que les moments pendant lesquels je ne dormais pas, m’agitaient comme si je rêvais. Pour combler mon inquiétude, un homme descendit les escaliers en criant: “Dehors! Je n’en peux plus! Dehors! Je ne le supporte plus!” Je me réveillai en panique, sûre que c’était moi qu’il ne supportait plus et qu’il voulait mettre à la porte; car qu’est-ce que je venais chercher dans cette maison de la Rue de la Goutte d’Or, à la porte dorée, au milieu d’un quartier arabe dont je ne pouvais apprécier que les aspects pittoresques et où je m’étais installée dans un appartement qui pour la plupart de l’année restait libre, tandis que les immigrants avaient des difficultés horribles de trouver de quoi se loger! Ce fut à ce moment-là que l’homme s’arrêta devant ma porte et j’attendis sans respirer qu’il forçât la porte pour – me violer, me tuer, tout ce qu’on voudra. Je ne l’entendis plus que quand il se trouvait déjà dans la rue. Sa voix s’affaiblissait sans qu’il ne cessât de crier. J’avais même l’impression que pendant un instant il s’était assis sur la chaussée, car une autre voix se fit entendre essayant de le calmer et de le persuader qu’il fallait bien s’en aller; non sans succès, car ses plaintes prenaient, en s’éloignant, un air de plus en plus rituel, mécanique. Me calmant un peu, je commençais à me rappeler ce que j’avais rêvé au moment où cette voix m’avait réveillée.

Pour faire comprendre mon rêve, il faut ajouter que la chambre dans laquelle je dormais, était presque vide. Je couchais par terre, sur un matelas. Alors, dans mon rêve, je me trouvais sur ce matelas quand je vis une souris. Je me levai en me plaignant de ce que dans cet appartemant misérable où les fenêtres ne fermaient même pas, il y eût en plus une souris. Mécaniquement, je me mis à la chasse de cette souris à l’aide d’un manche à balai, sachant bien d’ailleurs que je ne pourrais me recoucher sans l’avoir attrappée. Mes efforts n’avaient pas de succès, car, mise en panique par le balai, la souris disparut sous le matelas; ce qui était bien étrange parce que le matelas était étalée par terre et qu’il n’y avait pas moyen de se glisser en-dessous.

En reconstruisant ainsi les détails de mon rêve, je me rappelais mes conversations avec Kimi et je compris tout de suite que dans ce rêve, j’avais été elle et pas moi.

La chose était bien interessante. Pendant nos conversations, Kimi m’avait raconté un détail des thérapies qu’elle avait subies pour maîtriser une crise d’où il lui semblait impossible de sortir seule. Or, ces thérapies avaient pris une tournure étrange, et cela régulièrement, car, comme elle avait dit, il y avait toujours eu un moment où thérapeute et cliente avaient échangé les rôles. Cela se passait de telle façon que ce fut elle, la cliente, qui se mit aux aguets, attendant le moment où le thérapeute commettrait une erreur, une faute. Ce moment allait venir, tôt ou tard, comme elle disait, et elle, d’ailleurs de plus en plus experimentée, s’en servait pour préparer la fin de la thérapie.

Une simple métaphore qu’elle avait utilisée pour exprimer ce qu’elle voulait dire, constituait le centre de mon rêve: elle avait observé le thérapeute comme si elle avait été un serpent ou un grand oiseau guettant une souris!

Mais il y avait encore un autre parallèle dont je ne m’aperçus que bien plus tard. Kimi m’avait raconté quelques-uns de ses rêves et ce qui m’avait le plus frappé c’était que dans ses rêves, elle s’était souvent vue comme un animal, comme une souris ou bien comme un oiseau. Elle aimait bien cette transformation en souris ou en oiseau, parce que c’étaient des animaux extrêmement vifs et qu’elle pouvait donc s’enfuir ou se réfugier où elle voulait.

Je lui avais dit que Freud décrit la transformation en animaux comme une déformation fondamentale. Kimi y avait consenti.

Je restais sans sommeil sur mon matelas après avoir reconstruit ainsi l’organisation interne de mon rêve dans lequel Kimi avait été représentée même deux fois: comme souris et comme chasseur. De vagues réflexions me passaient par la tête prenant peu à peu un tour désagréable et inquiétant sans que je pusse me rendre compte de ce qui me tourmentait.

De retour à Berlin, j’allai la voir pour lui dire comment la conférence à Paris s’était déroulée. Comme ça n’avait pas été un succès, je me hâtai de changer de sujet reprenant le fil de la conversation où nous l’avions laissé avant mon départ.

– J’ai encore une question, lui dis-je. Vous vous rappelez m’avoir dit que tôt ou tard, tout thérapeute commet une faute?

Elle consentit en souriant, tout à fait sûre d’elle.

– Et vous avez qualifié cette faute. D’après vous, c’est la faute de l’intimité.

Elle souriait.

– Est-ce que cette faute de l’intimité serait synonyme de “Gegenübertragung”?

Elle haussa les épaules. Manifestement, elle se souciait peu de ce que ce fût un synonyme de “Gegenübertragung” ou non.

– Il me paraît que ce terme n’a pas pour vous la même plausibilité qu’il n’a pour moi. Et cela m’inquiète. Qu’est-ce que cela signifie pour vous: la faute de l’intimité?

Il me parut qu’elle s’étonnait un peu, parce que je ne savais pas ce qu’elle voulait dire. Alors, dit-elle après un moment d’hésitation, la faute de l’intimité, c’est un intérêt privé que le thérapeute prend à son client.

– Alors, c’est exactement ce que je voulais vous demander: Est-ce que cela dépend du sexe du thérapeute s’il commet ou non la faute de l’intimité – ich meine, ob der Geschlechtsunterschied dabei eine Rolle spielt?

– Mais non, puisque je vous ai dit que tout thérapeute commet cette faute!

Elle me regardait et, sous son regard, je commençai à me sentir mal à l’aise. Il me semblait qu’il y avait un certain étincellement dans ses yeux, une certaine attention, qu’un soupçon s’était éveillé et que maintenant, elle attendait paisiblement que je fasse une faute. Je craignais même que je ne l’eusse déjà faite: Elle était l’oiseau et moi, la souris.

Rentrée chez moi, je me faisais des reproches interminables: à cause de mon français gâché qui m’empêchait d’éviter de pareilles situations. Pourquoi n’avais-je pas réussi à lui faire comprendre que ma question ne traduisît qu’un intérêt strictement scientifique? Pourquoi n’étais-je pas capable de maîtriser les moindres problèmes, comme par exemple celui de se débrouiller dans une langue étrangère? Pourquoi n’étais-je pas capable de supporter le moindre état d’aliénation?

Peu à peu, dans ce brouillard, il se dessinait quelque chose de concret que je ne pouvais pas encore distinguer, je sentis que je n’avais non seulement gâché la situation, mais que j’avais, de plus, oublié de demander quelque chose qui pour moi était essentiel. C’est que Kimi m’avait raconté qu’elle avait dans sa tête un tas de livres non-écrits, mais formulés minutieusement, mot pour mot, la nuit, pendant des heures sans sommeil. Je connaissais bien cette sorte “d’écriture automatique” et j’avais parfaitement compris qu’elle aimait cette occupation nocturne et qu’elle attendait anxieusement – dans les périodes où elle “écrivait” le plus – le moment où elle serait seule et pourrait tout oublier dans cette sorte de production à la fois précise et interminable, hâtive et patiente. Maintenant, j’avais l’impression de ne rien avoir compris; car je ne savais même pas dans quelle langue elle avait l’habitude d’”écrire”. Ou bien, si j’étais sûre que ce fut en français, je me fâchais de ne pas le lui avoir demandé, moi, qui croyais mourir quand je ne pouvais pas m’exprimer dans ma propre langue. Cet oubli trahissait une indifférence vraiment dégoûtante. Et pour comble, je ne lui avais même pas demandé en quelle langue elle s’était exprimée dans ses thérapies, quelle y avait été, pour ainsi dire, la “langue de conférence”. L’allemand, probablement, car il n’y avait pas assez de thérapeutes bilingues – mais comment avait-elle pu supporter d’exprimer ses pensées les plus secrètes en allemand, langue qu’elle savait parfaitement, mais qu’elle n’aimait plus et qu’elle haïssait presque un peu. Comment avait-elle pu subir une thérapie en allemand, elle, qui “écrivait” ses livres non-écrits en français.

Je ne savais pas si je la reverrais. Aurais-je déjà définitivement perdu sa confiance? Pendant que j’essayais de me rappeler tout ce qu’elle m’avait raconté, pour trouver moi-même une réponse à toutes mes questions, je me souvins tout à coup d’un détail que j’avais oublié, d’une petite scène de la vie allemande qu’elle m’avait racontée et du rôle qu’elle y jouait, elle, une Française. D’après elle, cette scène était stéréotypée et avait eu lieu très souvent. C’est pourquoi elle la racontait au présent:

Elle est invitée chez des amis. Il y a du monde, on s’entretient, sauf elle. Vers la fin de la soirée, un des invités lui demande ce qu’elle fait dans la vie. Elle le regarde en disant: Raten Sie.

 

2

Sie hatte eine hartnäckige Art, nicht auf meine Fragen zu antworten. Wie sie lebte, c’était tellement différent, daß ich mich mit dem zufriedengeben mußte, was sie mir aus eigenen Stücken erzählte. Vor Jahren hatte ein französisches Fernsehteam einen Film über sie gedreht, “Une Française à l’étranger”. Sie hatten sich bei ihr installiert und die Familie bei ihren Alltagsverrichtungen gefilmt. Das war auf dem Höhepunkt ihrer Ehekrise gewesen. Später hatte sie den Film mit Befremden gesehen. War sie das, die die Fasson wahrte um jeden Preis? Übrigens hätte sie den fertigen Film nie zur Kenntnis genommen, wäre sie nicht bei einem Aufenthalt in Paris im “Printemps” von einer Frau angesprochen worden: Ah, je vous connais de la télé! Da wollte sie auch wissen, was herausgekommen war. Das Ergebnis war vor allem blaß. Förmlichkeiten: Selbst im Ausland weiß die französische Frau den Haushalt zu führen. Jetzt versucht Kimi vor allem, ihre Dozilität gegenüber den deutschen Zumutungen und Vereinnahmungen zu überwinden. Sollte sie nicht lieber versuchen, mit der verdammten französischen Förmlichkeit fertig zu werden? Nur auf den ersten Blick ist ihr Bemühen paradox. Hätte sie das Französische im Visier, sie müßte in Frankreich leben. Da sie in Deutschland lebt, muß sie sich auf ihre französische Identität besinnen, ganz gleich, ob sie eine hat oder nicht.

Ich war überzeugt, daß sie keine hatte. Die Vergangenheit war deutsch: ein Ehemann, von dem sie sich nach zwanzig Jahren getrennt hatte. Die Gegenwart waren ihre drei Kinder, die sie in Deutschland großziehen mußte. Wo sollte Platz für eine französische Identität oder Erinnerung sein? Ich zeigte ihr die Bücher, die ich für meinen Oberstufenkurs über “Collaboration et Résistance” erstanden hatte. Sie kannte sie nicht. Aber sie hatte einen Vater, der Résistancekämpfer gewesen war. Von der Gestapo verhaftet, war er mehrere Male so gut wie tot gewesen und der schwangeren Ehefrau gegenüber auch explizit für tot erklärt worden. Er hat seine Kameraden nicht verraten, und er hat den Terror überlebt. Aber er ist nie mehr wieder richtig lebendig geworden. Oder war sein Heldentum insgesamt eine Nummer zu groß für ihn? Kimi zeigt mir ein Foto von ihm: ein sehr junger Marinesoldat im Kreis seiner Kameraden auf einem Ausbildungsschiff. Nach der Befreiung hat er sich an Vergeltungsaktionen gegenüber Kollaborateuren beteiligt – auch gegenüber Frauen, was Kimi ihm nie verziehen hat. Seine Frau hat ihm neun Kinder geboren. Er hat sie im Geist französischen Konservatismus erzogen, das heißt, stets eine strikte Trennung zwischen ihnen und den Erwachsenen gemacht. Seine Erfahrungen, von den sentimentalen oder abenteuerlichen Höhepunkten einmal abgesehen, hat er für sich behalten. Kimi kann sich an endlose Winterabende vor dem Kamin erinnern, wo der Vater im Verein mit dem Großvater seine Erlebnisse zum besten gab, aber sie kann mir nicht definitiv sagen, welche Partei er nach dem Krieg gewählt hat. So etwas teilte man seinen Kindern nicht mit. In ihr hat er den eigenen Starrsinn verfolgt. Tête brûlée, hat er sie geschimpft. Holzkopf, hat ihr deutscher Ehemann zu ihr gesagt. Ich kann auch etwas beisteuern. Ich bin nämlich aus Beton. Wir lachen, weil wir so gut übereinstimmen: in dem, was uns vorgeworfen wird. Aber von résistance in meiner Umgebung: keine Spur.

– Komisch, sage ich, ich dachte, jeder Mensch versucht seinen Kindern weiterzugeben, was er für das Wichtigste in seinem Leben hält. Aber daß er es ihnen verschweigt!

– Komisch, sage ich, ich dachte, wenn man sich auf eine Heldentat berufen kann, ich meine, etwas was man vorher nicht weiß: ob man sich eher totschlagen läßt, als seine Geheimnisse zu verraten, das weiß man ja vorher nicht, ob man das wirklich kann...

Kimi lächelt.

– Ich dachte, dann hat man ein solches Vertrauen zu sich selbst, sage ich.

Kimi schüttelt den Kopf.

– Komisch, sage ich, ich dachte, Resistancekämpfer, das wären alles fortschrittliche Leute. Ich hatte mir nicht klargemacht, daß es einen Unterschied zwischen Helden und fortschrittlichen Leuten gibt.

Kimi lächelt. Ich komme mir einfältig vor.

– Das liegt vielleicht daran, daß es bei uns so wenig Widerstand und Heldentum gab, sage ich entschuldigend. Helden, das ist für mich die deutsche Linke, die totgeschlagen wurde. Obwohl es ja auch den aristokratischen Widerstand gab, 20. Juli und so. Der war ja auch nicht fortschrittlich.

Ich komme mir einfältig vor.

– Ich glaube, ich habe jetzt etwas über Frankreich verstanden, sage ich. Ich glaube, ich begreife jetzt, daß die Kommunisten zum größten Teil erzkonservative Leute sind.

– Ich wußte das nicht, sage ich entschuldigend. Wir haben schon seit einem halben Jahrhundert keine Kommunisten mehr. Ich habe immer gedacht, daß das fortschrittliche Leute sind.

Kimi lacht. Sie ist auch nicht fortschrittlich, oder sagen wir: ohne jegliches Vertrauen in Solidarität. Von ihrem Vater hat sie den Individualismus geerbt, den Widerspruchsgeist. Und von wem hat sie die Eloquenz?

Kimi lacht. Hat sie mir schon erzählt, daß sie eine passionierte Leserbriefschreiberin ist? Sie zeigt mir Stifte und T-Shirts, – “Elle” vous donne des ailes! – die man ihr zum Dank für die Leserbriefe geschickt hat und zum Trost dafür, daß man sie nicht drucken wollte; denn natürlich waren sie alle mit glühender Feder geschrieben. Einer hat ihr geschrieben, wenn sie etwas von ihrem Privatleben preiszugeben bereit sei, ein Stück persönlicher Geschichte, dann käme er persönlich nach Berlin, um es abzuholen.

Kimi zeigt mir einen Artikel, auf den sie nicht anders als reagieren kann. Über “neue Armut”: die stumpfen Gesichter von Wohlfahrtsempfängern, denen man einen Fernseher schenken muß, wenn man sie glücklich machen will. Ich spüre, wie ich eine Depression kriege. Ist das nicht die ohnmächtigste Tätigkeit von der Welt, frage ich, Leserbriefe zu schreiben, die selbstzerstörerischste Tätigkeit, diese halbe, immer wieder scheiternde, in der Briefform selbst bereits zurückgenommene Form einer öffentlichen Artikulation?

Haben Sie denn schon mal irgendeinen Erfolg gehabt? frage ich.

Kimi lacht.

Ja, ihr erster Brief war ein Erfolg. Und ein hochpolitischer Erfolg dazu. Das war 1956, als die “campagne du lait”, die große Schulspeisungskampagne, auf die unterernährten französischen Kinder soll ich sagen niederregnete? An Kimis Schule ging diese Kampagne vorbei. Kimi war damals 13 Jahre alt. Sie schrieb, ohne einem Menschen ein Wort davon zu sagen, an Mendès-France, den berühmten Widerstandskämpfer – ich hatte ihn gerade erst in “Le chagrin et la pitié” bewundert – und langjährigen französischen Ministerpräsidenten, einen Brief, der so anfing: Monsieur le Président, est-ce parce que la directrice est communiste que...? Sie behauptet, nicht gewußt zu haben, daß die Direktorin tatsächlich ein Mitglied der KPF war. Jedenfalls ging die Antwort direkt an sie, die mit geöffnetem Umschlag in Kimis Klasse stürzte, woraufhin sich ein nicht mehr privat zu nennender Streit entspann zwischen dem “Holzkopf” und ihr, ob man anderer Leute Briefe öffnen dürfe oder nicht.

Als zum ersten Mal der Milchwagen vorfuhr, nahm Kimi auf der Schultreppe den Ehrenplatz ein. Mittlerweile war sie eine Klasse aufgestiegen, und es stand ihr gar keine Schulmilch mehr zu. Keineswegs lebenstüchtiger als heute – höchstens, aber auch nur vielleicht, lebenslustiger –, organisierte sie den Transfer des Überschusses von der Unter- in die Mittelstufe; denn nicht alle Unterstufenschülerinnen mochten Milch, aber manche aus den höheren Jahrgängen.

Wenn ich das geschafft hätte, sage ich, könnte ich auch nicht aufhören, Leserbriefe zu schreiben.

3

Je montrai à Kimi ce que j’avais écrit sur elle. J’étais inquiète parce qu’au moment où je lui donnais le texte, je compris que c’était là, la faute de l’intimité. Suivant mon habitude, j’avais été, en écrivant, beaucoup plus hardie que quand je parlais. Comme je ne connaissais pas de limites, je ne pouvais les respecter!

En même temps, j’étais fière, d’une manière que je ne puis qu’appeler infantile, d’avoir fait, en peu de temps, un texte qu’elle se refusait à faire elle-même. J’en conclus que je l’avais mieux comprise qu’elle ne se comprenait, elle. Par conséquent, j’étais curieuse d’apprendre ce qu’elle dirait de son portrait.

Elle prétendait en avoir ri et elle était prête à me renseigner sur ce que j’avais oublié de demander. Naturellement, les livres qu’elle avait en tête, elle les écrivait en français. Mais les thérapies qu’elle avait subies, s’étaient déroulées en allemand.

Elle me racontait, comment cela s’était passé. Elle savait bien s’exprimer en allemand, bien sûr, mais il lui fallait du temps. Ses thérapeutes, fascinés par sa manière de fabriquer les mots dont elle avait besoin en utilisant bras et doigts et même, s’il le fallait, des néologismes créés sur le moment, lui avaient tacitement accordé un peu plus de temps. Avec elle, une séance n’avait pas eu seulement quarante-cinq minutes!

Il y avait dans son récit quelque chose qui me vexait. Je ne m’en aperçus que peu à peu et je ne compris pas tout de suite quelle en fut la raison. C’était de la jalousie, bien sûr! Elle avait connu des gens – des gens, entendez des thérapeutes! – qu’elle avait fascinés, qui l’avaient comprise, et qui lui avaient accordé des conditions privilégiées, de même que nous, transformant une relation ordinaire de professeur à élève en “tandem d’écrivains”, on s’était bien accordé des conditions privilégiées. Je n’étais donc pas la première et ce que j’avais à dire, n’était pas du tout nouveau!

Pour combler ma jalousie, je me rappelais qu’en lisant le portrait que j’avais fait d’elle, Kimi avait désigné du doigt des passages en s’exclamant: – Ah, c’est ce qu’on m’a dit...ou encore: – C’est exactement ce que ma thérapeute m’a écrit après la fin de la thérapie!

– Alors, faut-il vraiment que je le dise encore une fois? me demandai-je. Je me trouvais mal à l’aise, réduite à l’état d’analyste ou de simple chroniste, moi qui voulais bien être analyste ou chroniste, mais à condition que je fusse unique! Je me sentais superflue, irréalisée et, pour cela peut-être, sensible à ce que Kimi allait me raconter.

Pendant ses séances thérapeutiques, elle ne se lassait pas de clarifier ce qu’elle avait à dire. Ce qu’elle voulait exprimer, ressemblait à une graine de café dont elle cherchait à enlever la pellicule pour obtenir le grain. Le désir de clarté, de distinction et de netteté qui est l’idée fixe des Français, s’unissait chez elle au désir allemand de ‘comprendre’. Il s’agissait bel et bien d’un acte de production, d’invention, d’un acte créateur, qui la satisfaisait et en même temps la rendait malheureuse. Car ayant ainsi prouvé et éprouvé qu’elle n’avait pas seulement subi un curieux destin, mais qu’elle était capable de se le rappeler, de l’organiser, de le reconstruire et de le reformuler en des termes à la fois authentiques et définitifs, elle se trouvait confrontée au problème de déterminer ce qu’elle pourrait en faire. Elle avait acquis, dans cette forme d’auto-analyse, une telle originalité et perfection, c’est-à-dire, une forme à la fois définitive et pour ainsi dire publique qu’il ne lui restait, croyait-elle, que de la publier. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’arrivât jamais à mettre sur le papier ce qu’elle avait ‘écrit’ mille fois pendant des nuits sans sommeil et pourquoi elle n’en pût même pas disposer librement. Bref, tout était écrit ‘dans sa tête’, mais se refusait d’en sortir. Elle faisait un travail aliéné qui mettait tout évolution en question.

Une astrologue – une de ces femmes qui s’y prennent scientifiquement en établissant l’horoscope d’après les dates de naissance et la constellation des astres sans avoir connu le client – lui avait annoncé qu’elle commencerait à écrire pour de bon en 1990. Cette annonce date de 1988. Kimi ne croyait pas à l’astrologie. Plus précisément, cela l’avait laissée complètement indifférente. Elle ne s’y intéressait pas. Alors, pourquoi vouloir savoir si l’astrologie avait raison? Mais maintenant qu’elle avait fait ma connaissance et qu’écrire ce qu’elle avait vécu, était devenu pour elle une perspective familière, plus réaliste que jamais, elle se demanda si cette femme n’avait pas eu raison. N’allait-elle pas réaliser son projet avec moi?

C’était la deuxième fois que je me voyais mise en concurrence ou bien en rapport avec l’astrologie. La première fois, ça avait déjà été douloureux et cette fois, je n’en étais pas plus contente. Je m’intéressais si peu à l’astrologie que je n’essayais même pas de démontrer que ses jugements étaient arbitraires. D’habitude, je refoulais l’idée qu’il existait non seulement l’astrologie, mais tout un tas d’interprétations plus ou moins idéologiques, de mythologies plus ou moins littéraires, parce que leur existence, si j’en avais admis l’idée, m’aurait bien perturbée. Elles étaient comme des miroirs reflétant une image déformée de ce que je faisais moi-même et, en plus, c’étaient toujours les mêmes gens qui étaient concernés par elles. Je commençai à me sentir mal dans ma peau. C’était comme une petite crise d’identité. Qui étais-je? Eine, die auf allen Hochzeiten tanzt: infiniment corruptible sans m’en apercevoir?

4

Cette crise intellectuelle s’associait à une crise plutôt pratique. J’étais comme bouleversée dans toutes mes certitudes élémentaires. Il fallait m’organiser de nouveau.

Errant dans les rues pour essayer de trouver une chambre où je pouvais travailler tranquillement, un abri quelconque, j’étais allée voir parmi d’autres une Polonaise, l’amie d’une amie. Elle parlait bien l’allemand, quoique lentement pour éviter les fautes, et en essayant sans succès de supprimer la belle mélodie qui caractérise la langue polonaise. La nuit après, avant de m’endormir, je l’entendis me présenter une chambre en louant ce qu’elle avait de beau et de pratique pour moi. Mais ce qui était curieux, c’est qu’elle parlait français.

– Voilà une belle chambre, dit-elle avec son accent mélodique et un peu solennelle. Et elle continuait de bavarder en me présentant la petite pièce que je connaissais déjà.

M’apercevant que j’avais imaginé cette scène, je fus déçue. Car dans ma rêverie, les faits s’étaient présentés tels qu’ils étaient en vérité ou bien tels qu’ils étaient dans ma tête. Mes problèmes, je n’en avais parlé qu’à Kimi et en français, bien sûr. J’étais en quelque sorte convaincue qu’elles avaient eu lieu en français. J’étais même inclinée à croire qu’elles n’existassent que dans cette langue que je pratiquais si peu. Il ne me fallait pas d’autres langues, le polonais non plus, pour les rendre plus vraies.

Plus tard, je découvris ce souvenir enfantin qui selon Freud est une des conditions essentielles d’un rêve. Mes parents m’avaient plusieurs fois parlé des Polonaises en les caractérisant par ces propos: Die Polinnen sind die Pariserinnen des Ostens. Je me rappelais cette remarque anodine, même flatteuse, parce que pour moi, c’était l’expression pure de “that kind of schüchternem Faschismus” qui était tellement caractéristique pour mes parents et pour tous leurs amis que je connaissais. Comme mes parents avaient vécu en Silésie, leur fascisme s’était nourri d’un racisme antipolonais qui, de temps en temps, éclatait dans des remarques enthousiastes, des compliments pleins d’allusions sexuelles ne disant rien d’autre que: “Ah, les Polonaises, c’était bien pour coucher avec, mais nous, on n’a pas été assez hardi.” C’était d’ailleurs la même tactique par laquelle les Polonaises, interrogées par Claude Lanzmann dans son film “Shoah”, s’étaient débarassées affectivement des Juives: “Ah, les Juives, elles étaient belles, parce qu’elles ne travaillaient pas. Maintenant qu’elles ne sont plus là, on se porte mieux.”

Je commençai à rire en réalisant que les mécanismes du rêve avaient bien travaillé ‘selon la règle’. Ce que, chez mes parents, avait été une comparaison – “Les Polonaises sont comme les Parisiennes” – était devenu une simple identité. En supprimant la comparaison, mes parents s’étaient déjà servis d’une construction strictement métaphorique: “Die Polinnen sind die Pariserinnen des Ostens.” Dans ma rêverie, la métaphore s’était transformée en simple réalité: La Polonaise s’était révélée une Parisienne.

5

Wir saßen wieder einmal zusammen, Kimi und ich, in einen unserer endlosen Dialoge verstrickt, die bei uns stets die krankhafte Form der Wahrheitsfindung annahmen, der unendlichen Analyse, der documentation à tout prix. Vielleicht war unsere Ausgangssituation diesmal ein wenig verschieden. Aber ich merkte es nicht sogleich. Ich war erleichtert, daß der Text fertig war. Zwar war er skizzenhaft unabgeschlossen, hatte tausend lose Enden, an denen man ihn hätte weiterspinnen können. Aber meine Herausgebervernunft sagte mir, daß er fertig war; man konnte ihn in all seiner Unabgeschlossenheit erkennen, ihn als das Projekt, als das ich ihn mehr spielerisch oder panisch – wie man will – begonnen hatte, identifizieren; man würde sofort begreifen, warum ich ihn geschrieben hatte, und das war für eine Anthologie doch mehr als genug, oder nicht?

Beinahe entspannt – aber nur beinahe, denn das gehörte nicht zu unseren Umgangsformen – lehnte ich mich zurück im gleichzeitigen Bewußtsein, mit “Comment je fis la connaissance de Kimi” Stanleys “How I found Livingstone” etwas an die Seite gestellt und den Kopf für meine Herausgeberpflichten freigemacht zu haben. Kimi war ungeduldiger Stimmung, was ich als eine Unhöflichkeit gegenüber der von uns gemeinsam geleisteten Arbeit, wenn nicht als Schlimmeres empfand, nämlich als Kritik.

– Il faut faire quelque chose, dit-elle en faisant un de ses gestes caractéristiques qui signalaient qu’elle savait forcer les choses.

– Aber Kimi, sagte ich, wir haben doch schon etwas getan.

Sie machte eine ihrer wegwerfenden Gesten.

– Ce petit texte, ah bon, oui, sagte sie, c’était pour s’entraîner un peu. Mais maintenant, il faut commencer pour de bon.

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